L’entreprise Thai Union propose des mesures prometteuses. Grâce à deux années d’actions et au soutien de 700 000 personnes, voici ce qui changera en mer…

Il y a deux ans, Greenpeace a entamé une campagne internationale contre Thai Union. Ce groupe exerce une grande influence sur la pêche étant donné qu’il est plus le grand producteur de thon en conserve dans le monde. Rien n’aurait pu changer tant que cette entreprise cautionnait les pratiques de pêche destructrices et l’esclavage moderne.

700 000 voix en faveur d’un changement

Pendant deux ans, nous avons demandé à Thai Union de rendre des comptes, auprès des usines mêmes du groupe ainsi qu’auprès de ses partenaires commerciaux tels que John West (vendu notamment aux Pays-Bas) et Petit Navire (en France), mais également en mer. L’action fut un grand succès : près de 700 000 personnes dans le monde ont exhorté Thai Union à s’engager à vendre du thon en boite plus durable et plus éthique.

La promesse de Thai Union

Aujourd’hui, nous nous réjouissons que Thai Union se soit engagé à prendre des mesures contre la pêche illégale et la surpêche, ainsi que pour l’amélioration de la vie de centaines de milliers de personnes travaillant sur sa chaine d’approvisionnement.

Voici quatre réformes importantes que Thai Union souhaite entreprendre :

  1. Réduire d’ici à 2020 de 50% en moyenne le nombre de DCP (dispositifs de concentration de poissons).
  2. Basculer des parts significatives de thons capturés à la palangre vers du thon pêché à la canne ou à la traîne et mettre en place de solides normes pour réduire les prises accessoires.
  3. Développer un code de conduite afin de s’assurer que les travailleurs en mer soient traités humainement et équitablement.
  4. Assurer la présence d’observateurs indépendants veillant au respect des engagements pris.

Des activistes retirent un DCP (dispositif de concentration de poissons)

Le travail ne fait que commencer

Sur les mers, la pêche au thon pouvait être réalisée loin des consommateurs. Les groupes tels que Thai Union ont tourné le dos à leurs méthodes destructrices et illégales. Grâce à ce bouleversement, Thai Union reconnaît que cette situation était intolérable et montre la voie du changement et de l’amélioration. Afin de réellement faire la différence, l’entreprise doit fournir de nombreux efforts.

Greenpeace doit veiller, avec l’aide d’autres ONG et syndicats, à ce que Thai Union améliore de manière concrète la vie sur mer et en mer.

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