Ce 11 décembre, à la COP de Madrid, la Belgique fera savoir à son tour combien il est, plus que jamais, important de protéger nos océans. Notre pays se présente en effet comme un « leader bleu » car la Belgique est l’un des rares pays à  s’être activement engagé à créer un réseau significatif de zones marines protégées à court terme. Mais ce n’est pas suffisant.

Si notre pays veut vraiment être un “leader bleu”, il est grand temps de changer les choses. Il est impératif que cesse le soutien belge au développement de l’exploitation minière en haute mer. Comme le démontrer le nouveau rapport de Greenpeace « In hot water« , tout indique que cette activité nocive cause des dommages irréversibles envers les écosystèmes fragiles des grands fonds marins.[1]

Ce nouveau rapport de Greenpeace International met en garde contre les conséquences de la crise climatique sur nos océans. Des conséquences qui auront inévitablement une incidence considérable sur la biodiversité et l’humanité. Une réponse politique mondiale urgente est nécessaire dans l’année à venir. Le rapport  In Hot Water: The Climate Crisis and the Urgent Need for Ocean Protection indique clairement que la dégradation des océans due à l’utilisation de combustibles fossiles est rapide et se produit à grande échelle. 

2020 sera une année cruciale pour le climat, la biodiversité et les océans. C’est pourquoi il est grand temps que la Belgique cesse de parrainer un activité industrielle telle que l’exploitation minière des grands fonds marins qui endommage irrévocablement les écosystèmes marins vulnérables. Adopter un plan climat avec des objectifs ambitieux pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre est une nécessité absolue si notre pays prend au sérieux ses engagements en faveur de la protection des océans” déclare An Lambrechts experte en écosystèmes pour Greenpeace Belgique.

Protéger 30% des océans

Le rapport appelle à rédiger un traité mondial qui protégera 30% des océans d’ici 2030. En créant un tel réseau de réserves océaniques, les écosystèmes marins seront plus résistants au changement climatique et contribueront en même temps à atténuer leurs effets. [2]

Le rapport identifie les écosystèmes marins les plus touchés par la crise climatique et formule des recommandations sur les zones à protéger. Cela comprend les pôles des régions arctiques et antarctiques, les récifs coralliens, les points chauds des baleines, les mangroves et les herbiers marins.

Notes:

Le rapport complet, In Hot Water: The Climate Crisis and the Urgent Need for Ocean Protection, peut être consulté ici: https://www.greenpeace.org/international/publication/27261/in-hot-water/ Pour une collection d’images liées au rapport, voir: https://media.greenpeace.org/collection/27MZIFJ8EUQHJ 

[1] Le rapport de Greenpeace  ‘In Deep Water’ (août 2019) montre que l’exploitation minière en haute mer causerait des dommages irréversibles et inévitables à la vie aquatique, y compris l’extinction de certaines espèces. De plus, en perturbant le stockage du CO2 au fond des océans, l’exploitation minière en eaux profondes accélère la crise climatique. Un résumé contenant plus d’informations sur la position du gouvernement belge est disponible ici

[2] Pour plus d’informations, voir: Protéger les océans: pourquoi nous avons besoin d’un traité mondial sur les océan.

Contact: Service presse Greenpeace: +32 496 26 31 91 – [email protected]

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