Quiconque veut sauver le climat ne peut ignorer l'empreinte écologique de l'élevage et de la consommation de viande. A terme, il y a pourtant moyen de réduire le troupeau, et le rendre plus écologique, tout en répondant à nos besoins nutritionnels. Avec à la clé, de gros bénéfices pour le climat, l’environnement et le bien-être animal.

> Voir le rapport "Etude sur les scénarios d'élevage pour la Belgique en 2050"
> Lire notre briefing sur cette étude

Système actuel

La Belgique compte plus de 46 millions de porcs, de vaches et de poulets. Vu les défaillances du système agricole actuel - pour les agriculteurs, le climat et l’environnement - un cheptel plus petit devient impératif.

En effet : les éleveurs perçoivent bel et bien des subventions mais malgré cela, leur nombre diminue d’année en année. Quant au climat, il pâtit d’un système d’élevage orienté vers l'exportation et fortement dépendant de l'importation d'aliments pour animaux. Ce qui explique que les émissions réelles du secteur sont presque deux fois plus élevées que les émissions directes enregistrées dans notre pays.

Quel élevage pour demain ?

A la demande de Greenpeace, l'UCL a développé plusieurs scénarios d'avenir pour le secteur de l'élevage. Dans le scénario le plus ambitieux, reposant entièrement sur une agriculture écologique, la production belge de viande diminue de 83%. Dans ce cas, les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 58%, les émissions d'azote de 50% et l'impact sur la biodiversité de 76%.

Les 30 grammes de protéines animales qui seraient encore disponibles par personne et par jour seront suffisants, à condition de compléter le régime alimentaire avec à peu près la même quantité de protéines végétales.

L'étude montre aussi l'énorme avantage pour le climat d'un cheptel considérablement plus petit pour notre pays. Et c’est nécessaire ! Pour relever l'immense défi du changement climatique, le dernier rapport du GIEC impose des changements systémiques d'une ampleur sans précédent, y compris en agriculture.

Soutien aux agriculteurs qui protègent la nature

Cette transition doit tenir compte de la situation désastreuse dans laquelle se trouvent aujourd'hui de nombreux éleveurs belges. L’aide publique est nécessaire pour éviter que les éleveurs de bétail ne s'endettent et pour éviter une augmentation d'échelle au détriment des exploitations familiales. Les subventions, également celles de la politique agricole européenne, doivent aller aux agriculteurs qui restaurent et protègent activement la nature.

Stop aux subventions pour les fermes-usines : signez la pétition !