Investir dans les combustibles fossiles, c’est investir dans une catastrophe climatique. Mais ces investissements eux-mêmes courront un danger dans les années à venir, car la majeure partie des réserves de charbon, de pétrole et de gaz doivent rester dans le sous-sol pour éviter que le pire scénario de changement climatique se réalise. C’est pourquoi dans le monde entier, la demande de désinvestissement par rapport aux combustibles fossiles va crescendo. En Belgique aussi.

Une mobilisation mondiale contre les investissements dans les combustibles fossiles

Vendredi dernier, Greenpeace Bruxelles a mené une action devant le bureau de la société bruxelloise de transports en commun, la STIB, car bien qu’elle contribue à la lutte contre le changement climatique, par le biais de son fonds de pension, la STIB investit près de 2,5 millions d’euros dans des sociétés qui exploitent les combustibles fossiles.

Ce fut l’occasion pour Greenpeace Belgique de mettre en route la branche belge de Global Divestment Mobilisation, dont les groupes d’activistes soutiennent dans plus de 40 pays les revendications en faveur du désinvestissement. Ces dernières années, des centaines de fonds, petits et grands, d’une valeur totale de plus de 5 000 milliards d’euros, ont déjà décidé de mettre progressivement un terme à leurs investissements dans les combustibles fossiles, mais cela reste insuffisant.

Aucun avenir pour les combustibles fossiles...

Les quatre plus grandes banques de Belgique (BNP Paribas, ING, la KBC et Belfius) ont investi en tout plus de 40 milliards d’euros dans ces sources d’énergie polluantes. Et près de la moitié de ces investissements est consacrée au charbon, qui nuit gravement à notre santé, outre ses conséquences néfastes pour le climat. Mais l’industrie des combustibles fossiles peut s’attendre à un sombre avenir, puisque jusqu’à plus de 85 % de ses réserves doivent rester enfouies dans le sol, et n’ont donc plus aucune valeur financière.

Par une action au Mont des Arts à Bruxelles, nous avons rappelé aux banques que nous leur demandons de retirer le plus vite possible leurs investissements dans ce secteur risqué.

... et plus de combustibles fossiles à l’avenir !

Bien entendu, la STIB et les banques ne sont pas les seules institutions à investir dans les combustibles fossiles. Les fonds de réserve et de pension de nos universités investissent aussi une part de leur capital dans le charbon, le pétrole et le gaz. De plus en plus d’étudiants trouvent cela inacceptable étant donné que les universités ont le devoir de se tourner vers un avenir durable.

À Louvain, Bruxelles, Gand, Liège et Louvain-la-Neuve aussi, des groupes d’activistes de Greenpeace se mobilisent pour le désinvestissement, et ça marche ! Mais nous sommes encore loin de voir une université renoncer complètement à investir dans les combustibles fossiles. Les six groupes locaux ont déjà appelé leurs universités à « montrer l’exemple » et à faire davantage pression sur les banques pour qu’elles proposent enfin des placements exempts d’investissements dans les combustibles fossiles.

Vous pouvez agir aussi ! Mettez votre banque sur la bonne route : dites-lui d’arrêter d’investir dans les combustibles fossiles et d’opter pour un avenir durable.